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Intervention sur le PR15.08 (Réfection du pavage) - CC du 07 mai 2015

Voici notre intervention sur le préavis PR15.08 qui traite d'un investissement de CHF 500'000 pour des travaux de réfection du pavage des rues du centre historique:

M. le Conseiller Yann MAMIN :
Il s’agit d’une brève question :
Pour quelle raison le jointoyage des pavés yverdonnois est la plupart du temps cimenté à l’exception de la Place de l’Ancienne-Poste, alors que dans d’autres villes telles que Nyon, Lausanne, ce jointoyage se limite à du sable. Ce d’autant plus qu’un jointoyage de ciment ou de mortier semble être, par sa nature, moins souple et donc plus sujet à être endommagé par de fortes variations de température ou par le passage des camions. En bref, pourquoi choisit-on une solution, à mon avis, moins esthétique et vite sujette à des dégradations ?


M. le Municipal Marc-André BURKHARD :
Pour information, on a fait une petite enquête, la rue du Milieu et la place Pestalozzi ont été réalisées dans les années 80. Le choix de la Municipalité de l’époque s’est porté sur des pavés jointoyés au mortier. Les pavés au mortier résistent mieux quand il y a une sollicitation du trafic avec des efforts tangentiels. L’accès au niveau du nettoyage est plus facile, par exemple les mégots passent dans la balayeuse, où il y a du sable, ils restent dans le sable.

Pour les joints en sable, l’esthétique est certes plus « naturelle », plus perméable, les mouvements du sol sont mieux absorbés, mais la maintenance et le nettoyage, comme je viens de le dire, demandent plus de soins. Sur la place de l’Ancienne-Poste, des pavés sont déjà déchaussés, ils étaient prévus, les travaux étaient intégrés dans le préavis.

Si le préavis prévoyait une réfection complète, on pourrait sans autre changer de mode de jointoyage et de pose. Dans le cadre du préavis proposé, les réfections sont prévues identiques à l’existant afin que les surfaces ne soient pas trop hétérogènes.

M. le Conseiller Nicola SCHIRINZI :
Vous pourriez m’indiquer la provenance des pavés ? J’ai entendu dire vaguement que ça vient de Thaïlande. Est-ce qu’il n’y a rien de plus près ? Parce que c’est une question de prix ?

M. le Municipal Marc-André BURKHARD :
La provenance des pavés est suisse, européenne, et nous avons regardé qu’ils ne viennent pas du Vietnam, où c’est des enfants qui les font. On avait déjà eu cette même remarque quand on a fait le pavage de la rue du Four en 2003. Et là, on avait toutes les garanties et tous les certificats qu’il n’y avait pas d’enfants qui avaient produit les pavés.
Les spécialistes qui viennent les poser ne sont pas yverdonnois, mais nous avons regardé, parce qu’il en faut des quantités, somme toute, pas très grandes. C’est du rafistolage, il y a des parties de rues. Ce n’est pas tous les mêmes pavés. Mais en aucun cas, nous avons des pavés qui viennent de trop loin.

M. le Conseiller Nicola SCHIRINZI :
Ça vient bien de l’Europe ?

M. le Municipal Marc-André BURKHARD :
Pas forcément, c’est des stocks qui sont en Suisse, qui sont légalisés en Suisse.

M. le Conseiller Yann MAMIN :
Je ne serais pas intervenu si je n’avais pas entendu la dernière phrase, mais que signifie « ils sont légalisés en Suisse » ? Je vous remercie.

M. le Municipal Marc-André BURKHARD :
Oui, alors le mot n’était peut-être pas très heureux, mais il y a des maisons qui ont des stocks, des dizaines et des centaines de tonnes. Ils les ont fait venir en une fois. Et nous, pour les petites quantités qu’on fait, on prend dans ces stocks-là. Ces stocks-là, ils ont été déclarés « non produits » par des enfants comme au Vietnam ou en Thaïlande. Mais de toute façon, on a toujours fait attention à ça pour ne pas se faire enfiler des pavés, je le répète, par les enfants.

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